Revue de presse



Un langage émotionnel

…Pas de panique, Açoka n’est ni une création mystique ni une œuvre obscure. Pour Philippe Tréhet, la danse est avant tout un expérience émotionnelle. Coté création, la danse n’en reste pas moins un moyen d’expression. Derrière les principes bouddhistes pointe une analyse de la société moderne. Premier acte, la pureté. Vêtus de blanc, les corps se font aériens. La gestuelle est épurée. « Un troupeau d’anges », confie Philippe Tréhet. Mais les anges se transforment vite en personnages solitaires. Danse énergique mais fracturée. Les mouvements se fragmentent pour symboliser la dureté de la société. Le spectacle se finit cependant sur une touche positive, la symbolique du sentiment et du désir amoureux. Par des arrondis de bras et de corps, les danseurs s’humanisent. Philippe Tréhet se sert ainsi de la danse comme d’un langage. Esprit et mouvement sont inséparables…

Tiphaine Roquette, Le Havre Presse

Le public séduit par l’originalité de l’œuvre

…Trois parties, trois styles de danse différents, qui mettent en valeur les qualités des huit interprètes, portées à leur plus haut niveau de perfection. Dans la première partie, poses plastiques, posture de yoga, alternance de mouvements lents et rapides, portés et jetés audacieux constituent autant d’hommages à la beauté du corps éthéré. Changement complet de registre dans la deuxième partie : la souffrance s’exprime par des mouvements mécaniques saccadés ; les corps disloqués, désarticulés défilent sur la scène comme des pantins ridicules, exprimant la tension, la colère, la haine. Le spectacle prend fin sur l’harmonie retrouvée entre les corps, un hymne au désir et à l’amour : les couples se frôlent, s’étreignent dans un tendre corps à corps chargé d’érotisme. L’originalité de la démarche de Philippe Tréhet et la performance de ses danseurs ont été saluées par de longues ovations d’un public d’inconditionnels….

Bernard Perrot, Paris Normandie