Créations







CONCEPTION DE LA PIECE

Açoka est le nom d’un ancien roi de l’Inde 600 ans avant Jésus Christ, il est une sorte de Constantin du bouddhisme. Il fut le roi de l’empire Maurya qui englobait les bassins du Gange et de l’Indus. Il commença par entreprendre, comme les autres rois de l’époque, des guerres de conquête, puis pris de remords à la vue des horreurs de la guerre, il se mit à haïr toute forme de violence et se sentit attiré par la douceur et la pitié que lui inspira le bouddhisme. Il consacra sa vie à propager la doctrine du Bouddha et à faire accepter par son peuple la charité universelle. La pièce porte donc le nom de cet Açoka dit le pieu et s’articule autour du PRAKRITI. Le PRAKRITI est le symbole de l’équilibre de l’homme et de l’humanité. Il est formé de trois fils entrelacés d’un même cordon. Le premier fil est le SATIVA qui représente le fait d’être vrai, il est le principe lumineux, la pureté et la bonté. Le deuxième se nomme le TAMAS, il est l’obscurcissement. Il est l’ignorance, il génère le mal et la douleur. Le dernier est le RAJAS, la coloration. Il est le principe actif, il est l’amour, le désir, la poursuite du bonheur terrestre. Trois fils pour trois actes d’une pièce qui cherche l’équilibre de notre humanité, de notre société. La pièce ne cherche pas à défendre la doctrine du bouddhisme car l’éternel est un même s’il porte pour les hommes beaucoup de noms. Cette œuvre s’inspire seulement de la philosophie qui émane du bouddhisme et de l’hindouisme pour créer une vision d’un autre monde.

Philippe Tréhet

L’UNIVERS SONORE

A l’arrivée se côtoient des pièces orchestrales de Michaël Levinas, d’autres pour ensemble vocale de et , l’improvisation solitaire d’un flûtiste du Rajasthan et un thème de Frédéric Schmidely, réarrangé spécialement pour l’occasion. Tandis qu’est mise en avant dans chacune de ces œuvres, la dimension théâtrale du jeu instrumental, le travail électroacoustique se propose d’explorer en s’appliquant sur l’ensemble de cet éventail purement musical mais apparemment très disparate, les liens inconscients que le chorégraphe, dans son choix et son ressenti, a déjà tissé, et de les mettre (de les émettre) en évidence sonore.